NEIGE
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Pendant deux mois, grâce à un canon à neige Snowline, la station du Bleymard - Mont Lozère, a pu maintenir sa piste d'initiation enneigée, malgré la pluie et les redoux. |
Au
Japon, fabriquer de la neige par une temperature positive n'est plus exceptionnel. Sur
l'île principale de l'archipel, on compte quinze kilomètres de pistes enneigées de
cette façon. Etonnants ces Japonais ? Certainement , mais la technologie utilisée en
française (voir encadré). Elle a été mise au point par Frigofrance, un géant
européen de la production de glace qui a bien l'intention, évidemment, de développer
son canon à neige miracle dans l'Hexagone. C'est ainsi qu'est née Snowline, la marque
chargée de le commercialiser et qui s'est présentée aux professionnels de la montagne
lors du SAM 2000. Le moins qu'on puisse dire, c'est que, paradoxalement, l'accueil a été plutôt froid. Alors Snowline a décidé de faire une démonstration grandeur nature de son canon à neige. Lorsqu'il l'a appris, François Piquet, le directeur de la petite station du Bleymard, en haut du Mont Lozère (voir page 59), s'est tout de suire porté candidat. Là-haut, il tombe souvent de la neige en hiver, mais elle fond vite si le temps est trop doux. Il arrive d'ailleurs que la température reste obstinément au-dessus de zéro pendant presque tout l'hiver. |
Cela a causé la perte
d'une station voisine, Le Mas-de-le-Barque, qui s'était équipée d'une usine à neige
traditionnelle qu'elle n'a pratiquement jamais pu faire fonctionner et qui est aujourd'hui
à l'abandon. C'est un investissement de 8 millions de francs qui fondu au soleil ! |
| "si nous décidons de nous
équiper, il faudrait prévoir, rapidement, les moyens d'enneiger également une piste
rouge d'au moins 500 mètres", constate François Piquet. Néanmoins, il
considère l'expérience "excellente" et prometteuse". D'une part, elle a montré la fiabilité du système. Au prix d'une maintenance minimum (un graissage tous les quinze jours), le canon a fonctionné sans problème pendant deux mois dans des températures allant de -16°C jusqu'à +22°C. L'enneigement de la piste a été réalisé puis maintenu en dépit de conditions souvent contraires comme la chaleur et la pluie. D'autre part, d'après ses premiers calculs, Françoise Piquet juge que cette opération test a été rentable. Il n'avait toutefois à payer que l'eau et l'électricité ; pas l'amortissement du matériel. En février, l'électricité lui a coûté, en moyenne, 1500 francs par jour tandis que la location de matériel et le téléski en service lui en rapportaient entre 15000 et 20000. "De plus, insiste-t-il, il ne faut pas négliger que la fréquentation du site a eu des répercussions positives pour les hébergements et les restaurateurs. Une station c'est un tout. Reste maintenant, pour lui, à convaincre les décideurs politiques de son département puisque ce sont eux qui gèrent indirectement la station. |
Le canon a fonctionné presque
sans discontinuer pendant deux mois. |
Entre 20 et 30 frans le m3 |
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